Tous précaires - Tous solidaires

Etudiants, sans-papiers, salariés, intermittents, chômeurs, retraités
Elu en 2002 sur fond d'un vaste consensus politique pour faire échec au Front National, le gouvernement actuel applique depuis des politiques sécuritaires et ultra-libérales que le FN n'aurait manqué de conduire ; des dispositifs qui promeuvent une vision individualiste, utilitariste et esclavagiste de l’homme. Ces "politiques de la peur" reposent sur un prédicat : l’égalité de chacun devant les opportunités et l’individualisation des risques. Autrement dit un travail se mérite et le fait d’en être dépourvu est signe d’un "dysfonctionnement" de la personne, renvoyée à sa propre honte. De l’insécurité sociale.

Ainsi la "loi sur l’égalité des chances" et le CNE, pièces majeures de leur pseudo " bataille pour l’emploi " et de son leurre, le plein emploi, participent en réalité au démantèlement du Code du Travail. A la question du devenir des nouvelles générations, le gouvernement répond par le travail de nuit dès l’âge de quinze ans, l’apprentissage dès l’âge de quatorze ans, les périodes d’essai démesurées avec licenciements non motivés à la clé… De la précarité.

Ainsi, le nouveau projet de loi sur l’immigration (CESEDA), qui rend caduque le droit au séjour des familles des personnes résidantes en France, supprime le droit à une carte de séjour temporaire après une présence de dix ans sur le territoire français, favorise la venue d’étudiants et cadres de haut niveau…. Au prétexte de "contenir et contrôler les flux migratoires", ce projet d’ "immigration choisie" s’attelle en réalité aux pillages des ressources humaines des pays en difficultés politiques et économiques ; et à la fabrication et production massive de personnes sans-papiers. De la précarité.Ces lois s’inscrivent dans une très longue série d’attaques contre les droits des individus et les acquis sociaux : durcissement de l’accès à l’allocation chômage, contrôles et harcèlements accrus des chômeurs, multiplication des radiations, "rmisation" ; remise en cause des droits à l’indemnisation de l’intermittence, à la retraite, à l’éducation, à la santé, au handicap… De la précarité.Face à l'autisme du gouvernement, les étudiants en lutte de Saint-Denis, de Paris et d'ailleurs, le 9ème Collectif des sans-papiers et la Coordination des Intermittents et précaires d’Ile-de France, se sont actuellement invités au Conseil d’Etat afin d'exiger :

* le retrait immédiat de la loi sur l'Egalité des chances,

* le retrait du CNE,

* le retrait du projet de loi sur l'immigration (CESEDA),

* le retrait de la circulaire du 21 février 2006.

Contacts : 06-89-34-25-63 // 06-03-58-39-59 // 06-33-73-67-90

One Response to “Tous précaires - Tous solidaires”

  1. arkane Says:

    A l’heure où nous nous entendons tous les jours le gouvernement dire qu’il met l’education et l’égalité des chances en priorité dans sa politique , Je vous écris cette présente à fin d’attirer votre attention sur la situation des non-titulaires de l’éducation nationale (20000 en France).
    Il existe dans l’éducation nationale un contrat encore plus précaire que le CPE c’est le CDD reconductible à l’infinie grâce auquel les rectorats peuvent (en tant que prof),nous embaucher nous débaucher selon leur désir et en complète opposition avec le droit du travail français .Dans les faits , la période d’essaie peut durer une vie .Pour ma part j’ai fait 3 vacations de 200h chacune (c’est le maximum légal dans une année) .Ensuite j’ai enchaîné 5 contrats de 1 an chacun (CDDs). D’aprés l’education nationale je ne peux pas etre titulaire car je n’ai pas le CAPES .Ce concours ne valide pas un enseignement sur le metier de prof et n’ai pas superieur à bac+3 .Donc pour ces bureaucrates de l’EN l’experience n’a aucun interet.Ils vous diront que je n’ai qu’a passer le concours. Pour cela il faudrait une formation et surtout que le concours soit ouvert ; dans ma discipline (éducation musicale) le concours interne (concours réservé aux non-titulaires exerçant depuis 3 ans) est fermé depuis 2 ans alors que l’externe (pour les universitaires sans expérience) est ouvert .Je tiens à signaler que d’autres disciplines sont dans le même cas.

    J’accuse les rectorats et l’éducation nationale de non respect des droit de l’homme ,car le droit du travail en est un.

    Les raisons:

    - signature des contrats au delà du délai légal de 2 jours ( contrats antidatés)

    - payement des heures de vacation irrégulier et ne correspondant pas au heures effectuées dans le mois

    - non payement du chômage dans les délais légaux (+ de 2 mois ,bien plus!)

    - aucune indemnité de licenciement

    - nombre de CDD hors la loi

    - aucun courrier de licenciement

    - Non respect du droit à la formation (académie de Nice)

    - non respect des barèmes de recrutement (Nice)

    En conclusion , lorsque je vois ça j’ ai un gros doute sur l’honnêteté intellectuelle de nos dirigeants et de nos syndicats (inexistant dans la défense des non-titulaires de l’éducation voir collaborateur car ils participent au non respect des barèmes de recrutement à fin de placer leurs adhérents .

    Remarque: tous les contrats sont des CDD, comme quoi l’état ne respecte pas les règles qu’il impose aux entreprises privées.

    De plus, dans l’académie de Nice nous sommes restés plusieurs années sans inspecteur d’académie (éducation musicale) et lorsque enfin on en désigne un ,celui-ci prend comme première directive de ne pas faire de formation pour la préparation du concours réservé sachant que ce même concours ne sera pas reconduit l’année d’après ainsi que le concours interne. N’ayant pas respecté le droit de formation ,qui l’on retrouve comme jury au concours réservé 2005 ?Ce même IPR que l’on va payer à la journée. Ceci est un bon exemple de malhonnêteté intellectuelle.

    Il faut savoir que le rectorat de Nice ne se soucie pas de l’avenir des enfants; durant au moins 3 ans les élèves de Roquebilliere sont restés sans cours de musique et de dessin .De plus ,dans l’arrière pays niçois ,les différents IPRs de musique ne sont jamais venus dans la période Septembre 1999-juin 2005, sachant que sur le poste il y avait un contractuel qui aurait sans doute voulu être conseillé .C’était trop loin pour eux ,alors que certains profs montaient tous les jours (50km de montagne+ travaux sur la route).

    De toute manière , le mérite importe peu pour ces gens là. Exemple , un prof de musique est absent pendant plus de 3 ans. Il habite à moins de 10 km du collège et ne peut ( d’après ses dires) assurer sa fonction .Par contre son problème de santé ne le gène pas pour faire des centaines de km avec sa chorale d’adultes pour ce produire au rectorat par exemple .Et bien ce prof on le retrouve à l’heure actuelle dans l’équipe pédagogique de l’IPR d’éducation musicale de l’académie de Nice. Donc le mérite n’est pas un critère de sélection pour ces gens là ,ils préfèrent le copinage .

    Nous ,20000 precairres de l’EN nous n’avons pas la possibilité d’attaquer nos patrons comme dans le privé.Tout ceci provoquera des drames comme la prise en otage ,dans une école, des élèves par un prof contractuel qui a pété les plombs.Ce n’etait sans doute pas la seule raison de son geste mais lorsque chaque fin d’année(aout) on ne sait pas si l’on aura du travail aprés les vacances(on le sait 2 jours aprés la rentrée),et que l’on ne peut pas prendre de credit ,et bien ! on ne se marie pas , on ne s’installe pas , on ne peut pas assumer des enfants( donc en avoir);En résumé on ne peut pas avoir de vie et il suffit de pas grand chose pour craquer. J’espere seulement que la prochaine fois le désèspéré s’en prendra aux fonctionnaires des rectorats et à notre ministre de l’education,qui sont de veritables negriers avec les non-titulaires (inspecteur d’academie) .

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