Université Marc Bloch – Strasbourg 2

L’Assemblée Générale des enseignants-chercheurs de l’UFR des Sciences Sociales, Pratiques Sociales et Développement (SSPSD)

Réunie ce jour jeudi 30 mars l'AG a voté la grève des cours jusqu’au lundi 3 avril (sauf retrait du CPE). Elle entend marquer ainsi sa solidarité avec les étudiants de Sciences Sociales réunis en AG qui ont voté la grève mercredi 29 mars, ainsi qu’avec la mobilisation sociale qui traverse notre pays.

Les enseignants des Sciences Sociales seront présents dans les locaux de l’université et prendront part aux activités de mobilisation pour le retrait du CPE tout en assurant des activités de recherche et d’accompagnement individualisée des étudiants.

L’UFR invite l’ensemble des composantes de l’université Marc Bloch à rejoindre le mouvement pour le retrait du CPE au plus vite.

Une assemblée générale des enseignants se tiendra le lundi 3 avril à 12h afin de se prononcer sur la poursuite du mouvement.

3 Responses to “Université Marc Bloch – Strasbourg 2”

  1. Elisabeth Says:

    J’en appelle aujourd’hui au combat contre le CPE. Lisez jusqu’au bout s’il vous plait.

    En France nous avons un sévère problème de communication.
    Depuis des semaines, j’entends Villepin s’affirmer ouvert au dialogue. Il fait face, seul, à une opposition incontestable et il tient bon. A coup d’arguments ? Sûrement pas !
    A aucune reprise je ne l’ai entendu défendre son CPE. A aucune reprise je ne l’ai entendu nous expliquer clairement les points positifs.
    Il se mure et ne répond pas à nos préoccupations.
    Le Contrat Première Embauche, LA goutte qui fait déborder le vase. Il est grand temps que notre gouvernement renonce à ses privilèges et aux abus connus de tous.
    J’accuse ouvertement le gouvernement de ne pas nous écouter.
    J’accuse ouvertement le gouvernement de nous manipuler en nous imposant des mesures de plus en plus absurdes et qui ne résident en rien nos problèmes.
    J’accuse ouvertement le gouvernement de ne pas savoir ce que nous vivons en tant que chômeurs ou jeunes diplômés.
    Comment osent-ils nous parler de l’Egalité des chances alors qu’ils sont issus de milieu bourgeois et n’ont jamais connu le besoin ?
    Aujourd’hui en France plus rien ne va. Et notre gouvernement n’a cessé d’accumuler les flops.
    La suppression de l’armée, la crise de la canicule, le lundi de Pentecôte, la grippe aviaire, le référendum de la Constitution, la crise des banlieues, et pour couronner le tout, les essais nucléaires le lendemain de l’anniversaire de la catastrophe d’Hiroshima. Et maintenant le CPE…
    Je ne conteste pas leur haut salaire. J’en appelle simplement a la transparence. Pas de privilèges et de gaspillage.

    Que tente le gouvernement avec le CPE ?
    Pour se faire de l’expérience, le jeune possède le CDD. Ce dernier peut éventuellement évoluer en CDI.
    Voyons la réalité des choses en face. Un patron a plein de chômeurs expérimentés autour de lui. Pourquoi investir dans la formation des jeunes ? CPE ou pas.
    D’ailleurs cette proposition d’aménagements pour la formation n’est pas un bon argument. La meilleure formation c’est celle qui se fait sur le tas. Un salarié vous montre le boulot pendant 2 jours – 1 semaine, puis c’est à vous de faire vos preuves. Et ce, que l’on dispose d’une formation ou pas. Car chaque entreprise est différente et le travail également.
    Des dires de patrons, et c’est eux que l’on aurait du concerter en premier, il prend d’avantages de risques en embauchant un CPE qu’un CDI ou CDD. La personne continuera de chercher un emploi plus VRAI, d’où la dérision d’investir dans la formation. Un patron devra des indemnités à la personne embauchée sous CPE. Pas en CDI, ni en CDD si celui-ci se transforme en CDI.
    Un patron, raison ou pas, n’a aucune difficulté à se séparer d’un salarié de moins de 2 ans d’ancienneté, CPE ou pas. Cela lui sera encore plus facile et moins coûteuse en CDI.
    Si le patron a un doute, la période d’essai d’un CDI est reconductible, certes pas pendant 2 ans, mais il ne faut pas 2 ans pour savoir si une personne est capable d’effectuer son travail convenablement.
    Et franchement, quel crédit accorder à un contrat qui ressemble à s’en méprendre à un CDD.

    La mise en place du CPE permettra au gouvernement de faire des économies sur notre dos. En effet, saviez-vous que le gouvernement aide au financement des CDD pour les entreprises ? En mettant en place ce contrat ils vont réduire leurs dépenses. Est-ce ca favoriser l’emploi ?
    Loi portant création d’un dispositif de soutien à l’emploi des jeunes de moins de 22 ans en entreprise (n° 2002-1095 du 29 août 2002), parue au JO n° 202 du 30 août 2002 prévoit une exonération de charges pour le patron. Moins de 22 ans, mais de qui se moque-t-on ? Ca n’a pas résolu le chômage des jeunes. Et c’est une discrimination sur l’âge de plus.

    Alors a tous ceux qui me disent, oui c’est facile de critiquer, mais que proposes-tu ?
    Je dis oui, à la taxe des entreprises qui abusent clairement des CDD, là où il pourrait y avoir création de poste.
    Je dis oui à la défiscalisation sur une période donnée à une entreprise qui embauche.
    Je dis oui à la baisse des charges qui font qu’actuellement les entreprises délocalisent ou coulent.
    Je dis oui également à la punition pour les grands groupes français qui partent et nous licencient.
    Et les exemples ne manquent pas : le grand groupe Alcatel qui a délocalisé alors qu’aujourd’hui il parle de fusion et rachat de Lucent et qui a vu son chiffre d’affaire augmenté d’une façon extraordinaire.
    Je dis oui à la démocratie directe, où le gouvernement nous expliquerait clairement ce qu’il nous propose et non pas par une simple apparition à la TV pour dire «votez oui, c’est bien » (cf. Constitution).
    Je dis oui à la reforme en profondeur de nos enseignement, plus d’informatique dans les facs de sciences humaines, davantage de cours professionnalisants. Combien d’étudiants abandonnent la fac chaue année pour se diriger vers un DUT ou BTS ?

    J’accuse notre gouvernement d’être à l’image de nos grands groupes. 1 milliard ca ne suffit pas. Plutôt 3. Nous connaissons tous ces abus depuis des années et pourtant nous nous taisons. Ca ne peut plus durer.

    Qu’on cesse de nous comparer aux autres pays car nous n’avons pas la même économie.

    Il est malheureux de travailler aujourd’hui et ne pas pouvoir s’en sortir. Il y a quelques années on nous parlait du chômage des grands diplômés que personne ne voulait embaucher car ils coûtent trop cher.
    Aujourd’hui ca ne compte même plus. Trop de chômage, on nous brade.

    Nous ne sommes pas une génération poubelle, nous ne devons pas nous résigner à accepter tout ce qu’on tente de nous imposer sous prétexte que ca pourrait être pire. Nous sommes jeunes et avons envie de croire en un avenir… meilleur.
    J’ose espérer que nos aînés nous soutiennent dans leurs cœurs et se mobiliseront mardi, plutôt que de manifester son mécontentement dans les urnes en votant pour des extrêmes…

    De gauche comme de droite, je ne juge personne, soyons tous unis pour un seul et même combat : notre avenir.

    Le CPE n’est qu’un constat d’échec de plus, des politiques qu’on mené nos gouvernements successifs. Il est LA goutte qui fait déborder le vase. TROP C’EST TROP.

    Je souhaite que nous nous organisions de manière constructive, des manifestations nocturnes par exemple pour que tout le monde puisse manifester après sont travail ou ses cours, embêtons ceux qui nous gouvernent et ne nous mettons pas à dos nos sympathisants lassés de la situation.

    Face à ma difficulté pour trouver un logement, mon patron va me faire signer un CDI, reconnaissat lui-même l’inutilité de ce contrat. J’ai la chance d’avoir un patron à l’écoute de ses employés, ce ne sera pas le cas de tout le monde.

    Ceci sont les dires d’une jeune diplômée bac+2 qui a connu stages, CDD, vacation et chômage, actuellement embauchée sous CNE. Je ne souhaite pas la flexibilité, car j’ai bien d’autres soucis en raison de mon salaire, que celui de devoir me préoccuper en plus de devoir changer de travail à tout va.

    Elisabeth
    Une diplomée de l’IUT Robert schuman

  2. meygui Says:

    Plus de CPE…….exit la précarité?

    … on peut toujours rêver!

    … colmatez cette brèche, que je ne saurais voir
    cependant que l’assise se dérobe sous nos pieds.

    Mais le pli est pris:
    l’inoxydable fable d’un accroissement sans fin…prend fin!

    Et à quoi nous préparent nos écoles?
    Une acceptation sans gloire pour des plans sans espoirs…

    Changeons l’école et le monde qui en sortira sera différent.
    Prenons le temps de réfléchir et nos “vues” changeront,
    nos esprits s’ouvriront à d’insoupçonnées alternatives
    que notre chape éducative étouffe sans discernement,
    prônant l’égalité des chances dans l’opacité de l’errance!

    Il faut sortir du piège insidieux tissé par un collectif conditionnement.

    Réveillons-nous!

    On nous offre la récession, on nous propose la précarité, on nous enjoint l’acceptation.
    Manants d’une nouvelle féodalité qui se gave du pain blanc d’une commune prospérité.

    N’attendons plus rien de nos aînés!
    D’eux, il n’y a véritablement plus rien à espérer, tant leur implication profonde dans la sphère socio-économique est parachevée.

    Ne leurs en voulons pas pour autant. Voyons ce qui les entrave et réfléchissons aux moyens d’éviter les causes qui y prédisposent. Cela permettra de tracer les repères précis pour guider une éducation d’où jaillira enfin la véritable intelligence, celle qui “voit” en toute chose l’humain au centre. La liberté de grandir en s’épanouissant à son rythme, sur une base d’entendement commun avec des règles librement débattues, etc… etc… Il y a effectivement de quoi débattre.
    Débattre de toute urgence.

    Voyez la confusion qui règne en maître chez nos politiciens. On en rirait, si ces pitres ambitieux, malicieux ou retords – maniant une langue d’un bois tissée de tels fils blancs, qu’il faut plaindre ou craindre ceux qui les croient- ne prospéraient sur nos dos.

    Il suffit, prenons nos affaires en main!

    Rien ne sortira, pour ce qui nous concerne vraiment, de quelques concertations que ce soit. Groupe syndical ou politique anti CPE, inclus, in fine.

    Ne déléguons plus la moindre parcelle des tenants et aboutissants de nos destinées. Réfléchissons aux moyens de régir ceux de notre propre système éducatif.

    De notre propre initiative, lançons un référendum au sein du monde scolaire et universitaire, appelant tous les étudiants à se prononcer sur l’opportunité suivante:

    “Exiger des pouvoirs publics, l’octroi d’un moratoire, pour le restant de cette année scolaire et universitaire, sur l’ensemble des études et ce, sans préjudice quant aux examens non réalisables de ce fait:
    – à fin de réflexion approfondie sur le devenir de la société et les moyens aptes à affronter les mutations en cours, qu’il appartiendra précisément à la jeunesse que nous sommes, soit de gérer, soit de subir;
    – avec, au premier chef, l’analyse critique des formations actuelles, à la lumière de nos propres critères;
    – selon une organisation que nous nous prendrons le temps de mettre en place, sous forme de tables rondes, cercles d’études, en association étroite avec les enseignants, les parents et d’une manière générale, toute personne de réflexion sensibilisée aux problèmes de ce temps et à l’avenir de ses enfants.”

    Un formidable forum global s’étendant, par le truchement des établissements scolaires concernés, au pays tout entier. Portes ouvertes sur le monde environnant, ces “concertations”, ces “réflexions” collectives, seront propices à la communication avec les générations aînées.
    Une animation réflexive transversale au sein de tous ceux que notre démarche interpellera. Un acte à la fois hautement citoyen et profondément humain.
    L’Intelligence au service de l’homme citoyen au dépend d’une condition d’humain marchandisé qui nous attend.

    Voilà ce dont parlait Anitcha, en une trentaine de pages d’une interview imaginaire. Nous vivons une période de mutation. L’occidental, libre et nanti, y a un rôle essentiel à jouer, pour autant qu’il en devienne acteur conscient. Il détient les clefs de la solution pour sortir de l’impasse où nous mène la croissance matérielle, prise pour moteur de notre survie.
    Seul un changement des mentalités peut y faire accéder. C’est essentiellement une affaire d’éducation. Une éducation à la pratique de la responsabilité collective.

    Le “débat” est l’élément crucial à l’école. S’il s’accomplit, il génère l’harmonie du groupe et les individus, l’esprit critique en éveil, ont toute latitude pour partir à la connaissance. Une école du savoir actif.

    http://anitchah.free.fr/
    mey.gui@free.fr

  3. CV Says:

    Un patron a plein de chômeurs expérimentés autour de lui. Pourquoi investir dans la formation des jeunes ? CPE ou pas.

    http://www.trouvertravail.com

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